5/03/2018 - Edition Carcassone - Sur ses trente hectares en Vin de Pays d’Oc dans la plaine narbonnaise, Gilles Baylet n’a pas hésité. Il a équipé très tôt le Domaine de Ricardelette de façon à pratiquer la taille rase de précision. Il a acquis un bras multifonctions sur lequel s’agrippent deux têtes, l’une de prétaille, l’autre de travail de taille rase.

« C’est intéressant financièrement, car on réalise une réelle économie sur la main-d’oeuvre. Et trouver des ouvriers aujourd’hui c’est de plus en plus difficile ». Le vigneron a fait ses calculs « C’est plus rapide : il faut compter 2 h 30 à l’hectare ce qui avec la « repasse », donne au total moins de 20 h à l’hectare avec la machine. À la main, on compte 100 heures de travail à l’hectare. C’est rentable si on a une superficie qui s’y prête, nous sommes en groupement, à deux vignerons, et nous nous y retrouvons. » Les vignes doivent être adaptées à la machine, irriguées et préparées une année à l’avance, voire, plantées en conséquence. « J’ai 15 hectares équipés, et mes plantiers, je les prépare pour la taille rase, explique Gilles Baylet, car il faut la 1ère année un cordon (prolongement du cep) qui aille d’une souche à l’autre ». La société Pellenc est leader sur le marché, avec cette machine lancée en 2010. « Nous sommes à la fois précurseurs et numéro 1 en France ; Le Languedoc Roussillon présente le plus gros marché de la taille rase de précision » explique Franck Lasselin commercial sur le Narbonnais. L’innovation de Pellenc a consisté à doter sa machine de la « vision », un ordinateur de bord qui assure automatiquement le suivi du cordon. « On fait nos réglages au moment d’entrer sur la parcelle. Non seulement on gagne un temps considérable, mais aussi un vrai confort de travail » assure Gilles Baylet. Pour ce vigneron installé en 2000 hors cadre familial, la mécanisation d’une exploitation aujourd’hui est indispensable. Les machines sont de plus en plus précises et sophistiquées. Gilles Baylet au domaine de Ricardelette : « s’équiper aujourd’hui, c’est une évidence »

Source : L’Indépendant / D.R / 5 mars 2018