"L’innovation vibre pour les oliveraies."Le leader du machinisme agricole Pellenc s’intéresse de plus en plus à l’oléiculture, qu’il investit à coups de nouveautés améliorant la productivité.

Le 4 décembre 2017 – « Nom de code : Expand R5090. Grâce à cette innovation, le groupe de robotique agricole du Vaucluse Pellenc promet aux propriétaires d’oliveraies un gain de productivité de 25 %. Ce système déploie une grande bâche en PVC au pied de l’arbre. Un tracteur attenant équipé d’un bras vibrateur secoue le tronc pour faire tomber les fruits à terre. Une fois terminé, la machine enroule l’ensemble pour remonter la production sur un convoyeur. Pendant l’opération, un système d’aspiration débarrasse les fruits des débris végétaux.

Un nouveau brevet
« Une seule personne peut récolter 300 kg de fruits en moins d’une minute », annonce l’entreprise, qui a déposé un nouveau brevet pour ce produit, portant à plus de 600 le portefeuille d’innovations protégées depuis sa création en 1973. Un produit qui vient de recevoir la médaille d’argent du Sitevi. La récolte d’olives est réputée parmi les plus pénibles. Au Maroc, pourtant réputé pour ses coûts de main-d’oeuvre, la société El Ghanima Landalous s’estéquipée d’une de ces machines pour les besoins de son oliveraie hyperintensive de 150 hectares. « Le coût de la récolte a été réduit de moitié. Cet investissement résout radicalement le problème de non-disponibilité de la main-d’oeuvre saisonnière », explique le patron, Salem El Mabrouk.

La récolte d’olives est réputée parmi les plus pénibles.

Il y a six ans, une autre machine de Pellenc, destinée à la cueillette de petits fruits, a été récompensée sur le même Salon. Ce « Mavo » enjambe les arbres palissés jusqu’à 3,5 mètres et, avec sa tête de récolte munie de 26 paires de bras répartis sur la hauteur, il secoue le feuillage sans endommager l’arbre, à une vitesse de 4 km/h.
Chaque année, le groupe vauclusien consacre 12 millions d’euros d’investissement à l’innovation, sur un chiffre d’affaires de 236 millions d’euros l’an passé. Il lui dédie trois bureaux d’études et une centaine de collaborateurs sur les 1.500 du groupe. »

Source : Les Echos / P. M.