Février 2018 - Dossier Taille de la Vigne - Pellenc a apporté deux évolutions importantes sur le Vinion : le poids du sécateur est passé de 780 g à 670 g et celui de la batterie a fondu de 1 900 g à 845 g.

Le constructeur vauclusien Pellenc a lancé son dernier sécateur électrique Vinion fin 2015 à l’occasion du VITeff. Il entame donc sa deuxième campagne de taille. « Il pèse seulement 670 g, et sa batterie 845 g », indique Cédric Delobbe, responsable viticole chez Ravillon à Oiry. « Nous avons amélioré l’ergonomie du sécateur en prenant en compte les retours et le ressenti des professionnels. C’est un sécateur qui a été totalement repensé », ajoute Philippe Crenn, inspecteur technico-commercial chez Pellenc.
Le Vinion dispose de trois modes de fonctionnement : le mode «performance» qui est «progressif et rapide avec demi-ouverture» ; le mode «confort-économe» qui est «progressif avec demi-ouverture » et le mode «tout ou rien», qui est «rapide avec demi-ouverture ». La nouvelle tête de coupe du sécateur (Pradines) permet un diamètre de coupe de la lame de 35 mm pour une ouverture totale de 57 mm. La gâchette est optique et gère la demi-ouverture de la lame.

Une batterie petite et légère
« Le Vinion fonctionne aussi bien avec une batterie Ulib 150 légère (845 g) et compacte, qu’avec une batterie Ulib 250 (1,7 kg) permettant de connecter simultanément deux outils Pellenc pour un travail alterné », complète M. Delobbe. L’autonomie est de 9 h pour la batterie Ulib 150 et de 15 h pour la batterie Ulib 250. Pellenc a apporté deux évolutions importantes sur le Vinion : le poids du sécateur est passé de 780 g à 670 g, et celui de la batterie de 1 900 g à 845 g. « Après une campagne de taille, nous n’avons pas de retours négatifs sur le Vinion. Les utilisatrices apprécient son poids, l’équilibre du sécateur et le corps chaud de sa poignée ergonomique. La seule remarque que l’on nous adresse concerne le bruit du sécateur », avance Cédric Delobbe. « Ce bruit est dû au fonctionnement de la lame. On peut le réduire en changeant le mode de fonctionnement de l’ouverture de la lame », ajoute M. Crenn qui reconnaît « être très critiqué sur ce point ».
Aujourd’hui, Pellenc travaille sur un dispositif de sécurité et de protection de l’utilisateur qui sera intégré dans le corps du sécateur. Un prototype a été présenté lors du dernier Sitevi.

 

TÉMOIGNAGE : Une autonomie d’environ deux jours

Marc Brimont, viticulteur à Ludes, exploite 9,5 ha. Depuis 2016, il utilise le sécateur Vinion. Ce qu’il apprécie, c’est son poids, sa maniabilité et son autonomie.

Depuis quand utilisez-vous le Vinion de Pellenc ?
M.B. : Depuis 2004, année de ma sortie de l’école de viticulture, où j’utilisais des sécateurs Pellenc. D’abord, je taillais avec le P 2000 qui est un ancien sécateur, ensuite avec le Vinion depuis 2016. J’ai néanmoins observé une pause en 2015, en optant pour un Felco 801 à la suite d’un essai. L’année suivante, je l’ai revendu pour acheter un premier Vinion, puis un second. C’est le chevauchement de la lame et de la contre-lame du 801, qui occasionnait des changements fréquents de la lame, qui m’a poussé à changer de sécateur.

Quels sont les avantages et les inconvénients du Vinion ?
Je note plusieurs avantages sur cet outil : le poids du sécateur et de la batterie, sa maniabilité, les modes progressif et impulsif, le réglage de la demi-ouverture de la lame en fonction du diamètre du bois à tailler, la réglage de la lame par rapport à la contrelame – d’où une moindre usure de la lame –, l’autonomie de deux jours environ et son prix très compétitif. En revanche, l’ouverture maximale de la lame est un point négatif selon moi. Elle est, en effet, un peu petite si l’on veut couper du gros bois, notamment sur des vieilles vignes.

Selon vous, quel serait le point à améliorer ?
En un mot : le poids. Il me semble nécessaire de continuer à travailler sur le poids des sécateurs, pas seulement chez Pellenc, mais aussi pour les sécateurs des constructeurs concurrents.

Propos recueillis par José Martinez Teruel

Source : La Marne Viticole / J.M.T / Février 2018