03/04/2018 - L’entreprise qui produit des machines agricoles a reçu un label qui salue la transformation de son usine de Pertuis.
Quel point commun existe-t-il entre Airbus Helicopters, STMicroelectronics à Rousset et Pellenc, le fabricant de matériels pour l’agriculture spécialisée et les espaces verts urbains dont le siège est à Paris ? Réponse : l’entreprise vient de rejoindre le club des « Vitrines industrie du futur » . Un label remis chaque année par l’Alliance Industries du Futur à cinq entreprises qui se sont engagées dans une démarche d’innovation industrielle caractérisée. L’objectif étant pour elles de gagner en compétitivité et performance pour créer davantage encore de valeur et d’emplois.
Pellenc, dont le siège est à Pertuis, a donc franchi cette année une étape de plus en confirmant son engagement dans une démarche d’innovation industrielle inscrite dans son ADN. Car fondée en 1973 par Roger Pellenc, un ancien professeur de technologie qui raconte aujourd’hui encore « se lever chaque matin avec une nouvelle idée en tête » , l’entreprise éponyme qui a déposé plus d’un millier de brevets, n’a eu de cesse de proposer de nouveaux équipements, du sécateur pneumatique pour la taille des vignes à la machine à récolter les olives, en passant par celle à vendanger. Cédée dans son intégralité fin 2016 à Edify, un fonds d’investissement issu de l’empire Somfy qui se caractérise également par sa capacité à innover (voir ci-dessous), Pellenc n’a pas hésité à transformer son usine de Pertuis afin de doper sa productivité, mais tout en permettant à ses salariés de gagner en agilité et en confort de travail. « Depuis deux ans nous avons en effet mis en oeuvre un plan d’innovation industriel qui porte sur l’usine de Pertuis elle-même, mais qui ne concerne pas les produits que nous fabriquons. C’est une démarche différente, mais qui s’inscrit dans nos gènes, c’est vrai » , explique Pierre Antoine Barre, le pilote du projet qui a conduit Pellenc à la labellisation. « Ce projet marque en fait une rupture à deux niveaux. Le premier est ce qui relève du e-manufacturing. Pour produire, il faut exécuter plusieurs étapes. On remet tout à plat et l’objectif est d’éliminer du circuit toutes celles qui n’apportent aucune valeur ajoutée. Cela conduit à adapter et à imaginer des outils, mais sans oublier les personnes qui sont au coeur de la démarche. Le but final étant de livrer les clients en temps et en heure. Le second niveau est du domaine de la digitalisation. Chez Pellenc, toutes les données de production sont récupérées et affichées. Le but est d’optimiser. « 
La démarche, novatrice et au service d’une forte croissance, est pour l’instant limitée au site de Pertuis. Mais Pellenc ne fait pas mystère de son intention de l’étendre à d’autres établissements. Qui, eux aussi, pourront alors acquérir une flexibilité industrielle inspirée de ce qui se passe dans l’automobile.

Source : La Provence / Jean-Luc CROZEL / 3 avril 2018