23/01/2018 - BEAUNE ET RÉGION - Sandra et Jordan Berger, 31 et 27 ans, ont repris, depuis quelques jours, deux sociétés de vente et de location de matériel viti-vinicole, à Meursault et Gevrey-Chambertin. Rencontre avec deux professionnels motivés qui se lancent dans un secteur très concurrentiel dans la côte viticole.

L’enseigne vient à peine d’être posée. La société est située légèrement en retrait de la RD 974, à l’entrée sud de Meursault. Sandra et Jordan Berger sont au travail depuis le début de l’année. Le siège de la nouvelle entreprise prend place dans un ancien garage Renault, qui était occupé par Régis Patriarche, dont l’activité était centrée sur la maintenance de tracteurs. « Avec deux structures, on se sent crédibles ». « J’ai appris qu’il était près de la retraite. Alors, je lui ai proposé de reprendre le fonds de commerce. Il est encore un peu présent en tant que conseiller », relate Jordan Berger, ancien vendeur de matériel viti-vinicole à Beaune, qui reprend également, dans le même temps, la branche de service après-vente viti-vinicole des établissements Breton, à Gevrey-Chambertin.
« Quand j’ai entendu parler des deux structures, ça a fait “tilt”. Cela nous permet d’avoir un site en côte de Beaune et un autre en côte de Nuits, d’être réactifs en dépannage et dans la relation avec les clients », observe le jeune homme de 27 ans, originaire de Couchey. .
Titulaire d’un BTS (Brevet de technicien supérieur) technico-commercial au lycée viticole, il a travaillé plusieurs années à Dijon avant de revenir vivre à Beaune avec sa compagne, Sandra. Originaire de l’Yonne, celle-ci était gestionnaire de patrimoine avant de tenter l’aventure viti-vinicole : « Je m’occuperai du volet administratif et financier. Les clients nous disent que ça fait du bien d’avoir [quelqu’un de nouveau dans ce secteur] », sourit-elle. Fatigué par toutes les démarches faites pour créer leur entreprise, le couple a tout de même déjà bouclé « de beaux dossiers avec des clients qui nous font confiance. Le service et la proximité sont nos fers de lance. Avec nos deux structures, on se sent crédibles ». Un sérieux déjà validé par la société Pellenc, dont la jeune entreprise est devenue concessionnaire en viticulture vignes étroites.

1,2  : c’est, en million d’euros, le chiffre d’affaires prévisionnel de la société Berger pour sa première année d’activité. Pour se lancer, le couple a investi 300 000 €, grâce à des fonds propres et deux emprunts bancaires.

Source : Le Bien Public / Manuel Desbois / 23 janvier 2018