29/06/2018 - GORNAC - Depuis le début de 2018, la petite commune de Gornac s’est lancée dans un cycle de projection de documentaires qui tentent de donner des solutions sur la transition environnementale. Des séances gratuites dans la salle des fêtes, suivies de débats plus ou moins passionnés, se terminent autour d'un verre de cidre.

Le cinquième film de l’année était le maintenant classique Zéro phyto, 100% bio, qui montre les tentatives des communes pour se mettre en conformité avec les nouvelles lois sur l’interdiction des désherbants chimiques dans les espaces verts.
À l’origine de cette démarche, le maire de Gornac, Didier Lamouroux, avait organisé une présentation de ce qui se faisait dans deux communes voisines (Bellefont et Courpiac, 233 et 121 habitants) et de ce qu’il avait lui-même mis en place. Les élus de ces communes ont présenté leurs actions­ : changement des habitudes, herbe naturelle, film isolant et gravier, chasse aux mauvaises herbes manuelle… Des mesures bien acceptées par la population, sauf au début pour les cimetières, mais maintenant, avec un joli gazon, tout est rentré dans l’ordre.
Pour Gornac (400 habitants), après une année de tâtonnements et d’essais, le maire a décidé de franchir le pas en s’équipant de 4 machines électriques de la société Pellenc, destinées­ à l’entretien des espaces verts en milieu urbain­: une nouvelle génération de matériels, confortables pour l’utilisateur, silencieux, très efficaces, pratiquement sans entretien et économes en énergie. Le nouveau parc se compose d’une balayeuse, d’une tondeuse, d’une bineuse et d’une débroussailleuse, toutes électriques avec une autonomie de 6 heures.
Une démonstration très convaincante était faite par l’employé communal en extérieur, devant un public impressionné par la débroussailleuse à lames « contrarotatives­ » qui broie l’herbe dans les graviers sans aucune projection, et par la binette électrique qui désherbe sur plusieurs largeurs. Utilisées depuis 6 mois dans la commune, ces 4 machines ont permis de commencer une transition environnementale et énergétique.

Source : Le Courrier français de Gironde / Patrick MARICHAL / 29 juin 2018