Lors de la soirée fêtant les dix ans d'installation de la société Pellenc à Lézignan, son fondateur est venu saluer le monde agricole, sa clientèle, ses employés et ses partenaires.

Le 23 novembre 2017 – « C’est dans la petite ville des Corbières que la multinationale française d’outils viticoles a installé son siège régional. Arrivés à sept en 2007, avec à leur tête le gérant Philippe Le Strat l’équipe audoise s’est retrouvée en dix ans avec soixante employés. C’est en 1973 que Roger Pellenc lance son entreprise dans le hangar de famille à Pertuis, un gros bourg de Provence. Celui que l’on surnommait l’inventeur dès son plus jeune âge n’a eu de cesse de créer avec ses équipes d’ingénieurs le meilleur de l’outillage viticole. Il a suivi toutes les évolutions, depuis l’invention de son sécateur mécanique, puis électrique, jusqu’à ses machines à vendanger, puis celles pour la taille. Aujourd’hui, la marque Pellenc est connue pour ses machines polyvalentes et exporte 70% de ses productions. Près de trois cents personnes s’étaient déplacées pour fêter avec le groupe cette réussite. Roger Pellenc a pu raconter son histoire à tous ceux qui aujourd’hui ont choisi de s’équiper Pellenc.

A 83 ans vous dites encore vous réveiller avec des idées et ne jamais avoir arrêté. D’où vient cette vocation ?
J’ai toujours été dans les vignes de la famille. J’ai passé beaucoup de temps dans mon enfance avec les hommes de ma famille ou de mon village à tirer, creuser, piocher, couper… J’ai vécu dans l’idée que l’outil venait comme une libération.

Les années 70 ont été celles de l’avènement des politiques agricoles industrielles. Vous êtes-vous inscrit dans cette logique de rendement et de “nourrir la planète” ?
Non, c’était surtout une période difficile où le coût de la main d’oeuvre augmentait et le cours du vin chutait. Je vivais l’appauvrissement du monde agricole. J’aspirais plutôt à améliorer les conditions de vie des agriculteurs. C’était une époque où les créations d’entreprise étaient encouragées. J’ai donc voulu me lancer, dans cette optique de créer des outils et des engins. Et c’est resté au coeur de toute ma vie : améliorer les conditions de travail du paysan, la recherche de l’outil toujours plus performant.

Comment voyez vous les machines de demain à l’heure de la remise en cause de l’industrie agricole et notamment sur la question du traitement ? Pensez-vous pallier les épandages avec des machines ?
Sur les traitements il n’est pas question de les remplacer mais plutôt de cibler mieux grâce à des machines plus performantes. Le projet est de traiter directement là où il faut et avec la dose nécessaire. »

Source : La Semaine du Minervois / Propos recueillis par CATHERINE JAUFFRED